P.E.N.T.E.C.Ô.T.E & U.N.I.T.E
La Pentecôte, un miracle de l’unité, un miracle de la communication
« Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. » Actes 2, 1-3
Nous pouvons établir un parallèle entre l’épisode de la tour de Babel en Genèse 11, 1-9 et l’évènement de la Pentecôte. Babel est le paradigme de tout ce qui est sombre en nous : orgueil, jalousie, meurtre … (la tour de Babel raconte comment les hommes, parlant une seule langue, tentent de construire une tour jusqu’au ciel, mais Dieu brouille leur langage et les disperse sur la Terre).
Le désir d’unité des hommes peut être un mal sous l’apparence de bien. A Babel, l’entreprise d’unité vise à supprimer les différences. Un langage unique, une pensée unique qui conduit de façon certaine vers un totalitarisme, vers la mort. En dispersant et en brouillant les langues, Dieu bénit en réalité l’humanité et la guérit de son orgueil.
Au contraire, à la Pentecôte, l’unité vise à réconcilier les différences et non à les supprimer. Il ne s’agit pas de bâtir une tour avec des briques semblables mais plutôt de bâtir l’Eglise avec des pierres différentes mais unis par l’humilité et l’adhésion au cœur du Père, unis au Christ par l’Esprit Saint. La Pentecôte c’est Dieu qui éclaire nos ténèbres. La Pentecôte est à accueillir comme un don gratuit de Dieu. Qu’est-ce qui est à l’origine de ce don ? Lorsque Jésus meurt sur la croix, il nous relève et nous libère de l’emprise du péché. Et lors de l’Ascension, en s’asseyant sur le trône à la droite du Père, nous recevons gratuitement la plénitude de l’Esprit Saint. Des étapes à suivre pour entrer pleinement dans la bénédiction de cette promesse : Nous repentir et recevoir le baptême. Et ensuite consentir à accueillir Jésus Christ comme notre Seigneur et sauveur. Et enfin désirer recevoir l’Esprit Saint pour en vivre, c’est-à-dire avoir un amour ardent pour le Seigneur et désirer par-dessus tout porter des fruits abondants. Dans la profondeur de mon cœur, je pense que c’est cette inclination de chacun de nous qui fait que l’Esprit Saint engendre l’Eglise, avec une multitude de frères.
La Pentecôte, une invitation à vivre l’unité avec nos différences pour construire l’Eglise
Inutile de rappeler que la vie chrétienne a quelque chose à voir avec un appel à la sainteté, l’expérience d’un désir profond du cœur humain à entrer dans une intime communion avec le cœur de Dieu, une fidélité dans la prière qui nous transforme de plus en plus à la ressemblance de Dieu. Dans l’intime de notre cœur, chacun de nous reçois une mission spécifique, un service précis pour la construction de la maison du cœur du Père. Accueillir l’Esprit Saint c’est choisir de rentrer dans le plan de Dieu. Il ne m’a pas créé pour rien. J’ai une mission. Je suis comme une pièce indispensable dans le puzzle de Dieu. J’ai besoin d’occuper ma place pour mon bonheur et pour le bonheur de tout le peuple de Dieu.
« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. » Matthieu 22, 36-40
Comment puis-je comprendre le fait de porter des fruits en abondance ? Cela a quelque chose à voir avec les relations : avec soi-même, avec les autres et avec Dieu. Si je suis heureux dans cette triple relation, alors je porte du fruit. La fécondité d’une âme unie à Dieu, aux autres et à soi-même témoigne d’une vie dans l’Esprit où rayonnes les fruits de l’Esprit Saint. Dans Galates 5, 22-33, nous avons une liste des fruits de l’Esprit Saint.
Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. En ces domaines, la Loi n’intervient pas.
Aimer, avoir de la joie, être en paix et avoir de la patience témoignent de mon union avec Dieu. La bonté, la bienveillance et la fidélité montrent que ma relation avec mon prochain porte des fruits. Et enfin, la douceur et la maîtrise de soi met en lumière mon unité intérieure. L’unité comme fruit de la Pentecôte veut dire que Dieu me réconcilie avec moi-même, avec les autres et avec lui
Père Thomas Darret
P.E.N.T.E.C.Ô.T.E & C.H.A.R.I.S.M.E.S
Après le Carême, vient Pâques. Après Pâques, vient le temps pascal. Mais celui-ci est beaucoup moins connu que le carême. Alors qu’il est au moins aussi important, si ce n’est même beaucoup plus. Car si la fête de Pâques est celle de la Résurrection de Jésus, elle a surtout pour but de nous conduire, nous aussi, à ‘’ressusciter’’ avec le Christ. Et cela ne se fait pas sans l’Esprit Saint, qui est répandu à la Pentecôte. Autrement dit : si nous ratons le temps pascal, nous risquons de rater la pentecôte !
Nous serions comme des supporters d’un champion, qui ne voudraient absolument pas imiter leur champion. Des spectateurs, qui se désintéressent de la suite du spectacle…
Mais comment ? Regardons ce que les disciples ont vécu après la résurrection de Jésus. Dans les premiers temps, ils étaient enfermés chez eux par peur (Jn 20, 19). Mais les apparitions du Ressuscité vont petit à petit les rassurer, les consoler (Lc 24,36), et surtout les construire dans une nouvelle confiance, avec la promesse d’un renouveau de la mission. Et cette fois, non plus seulement dans le pays d’Israël, mais « à toutes les nations » (Lc 24, 47 ; Mc 16, 15 ; Mt 28, 18-20).
A nous de vivre un chemin identique : nous approcher de Jésus Vivant, et d’abord par sa Parole, relue dans la lumière de Pâques. Relire ces passages où il enseignait sur l’Esprit Saint, le « Paraclet », ce Dieu qui n’est pas le Père (du Ciel), qui n’est pas le Fils (Jésus qui a vécu sur terre il y a 2000 ans), mais qui est ce ‘’Dieu-en-nous’’, qui nous uni profondément au Père et à son Fils, car il est totalement UN avec eux.
« Le Défenseur [le Paraclet], l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. » (Jn 14, 26) « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage… » (Jn 15, 26-27).
Notre archevêque nous enseigne : « …Il faut bien reconnaître que pour beaucoup de baptisés, la grâce de leur baptême a été oubliée ou ne s’est pas déployée. C’est la raison pour laquelle le pape François a demandé au Renouveau charismatique de partager à toute l’Eglise la grâce du « baptême dans l’Esprit Saint » Il ne s’agit pas d’un 8ème sacrement. Le but est d’être renouvelé dans la grâce de son baptême…de renouveler le don gratuit de Dieu qui est en nous. » (lettre pastorale de Mgr de Germay, du 11 novembre 2025)
Et il poursuit : « Le Concile précise qu’il existe des grâces spéciales au service de la rénovation de l’Eglise… Ces charismes, qu’ils soient plus éclatants ou plus simples et plus largement répandus, doivent être reçus avec action de grâce et à titre de consolation, car ils sont avant tout appropriés aux besoins de l’Eglise et utiles pour elle. »
Nous voulons donc, une fois de plus, nous préparer à vivre cette Pentecôte, avec toute la puissance de l’Esprit, c’est-à-dire accueillir ces charismes, qui ne doivent pas nous faire peur, mais au contraire éveiller notre désir de rendre vraiment témoignage : « vous aussi, vous allez rendre témoignage… »
Une proposition concrète sera faite le week-end de pentecôte, 23-24 mai, à l’abbaye des Dombes : « Deux jours pour laisser l’Esprit Saint souffler sur notre vie », … que l’on soit seul, en couple, ou en famille avec les enfants… Mgr de Germay fait d’ailleurs allusion à la Communauté du Chemin Neuf dans sa lettre pastorale à plusieurs reprises.
Bon temps pascal à chacun !
P. Pascal Desquilbet, CCN
« K » … comme ‘Kerygme’, ou : proclamation
NOUVEAU PARCOURS « K » : SOYEZ LES BIENVENUS !
Qu’est-ce que c’est ? Ces dernières années, plusieurs dizaines de personnes ont vécu un parcours Alpha à Anse, avec de nombreux fruits : nouveau sens de la vie avec Dieu au quotidien, liens fraternels, demandes de sacrements, baptêmes dans l’Esprit Saint, …
Cette année, nous proposons un parcours dans le même esprit mais plus court, tout le monde ne pouvant pas consacrer 10 soirées et un weekend : le Parcours K, à savoir 4 soirées conviviales + 1 messe dominicale.
Le contenu reprend l’essentiel de la foi, ou « Kerygme », c’est-à-dire la proclamation des apôtres. Plus qu’acquérir un savoir, la proposition est de vivre une expérience de foi. Les 4 sujets abordés sont : Qu’est-ce que la foi ? Qui est Jésus ? Comment agir pour notre plus grand bonheur ? Comment rencontrer Dieu et la communauté chrétienne ?
Pour qui ? Pour tous les adultes qui souhaitent découvrir ou approfondir la foi, qu’ils soient baptisés ou non, quel que soit leur cheminement dans la vie et dans la foi. « Venez comme vous êtes ! » La diversité est une richesse !
Pour vous ou, peut-être, une personne à inviter que le Signeur met dans votre cœur, même ne connaissant pas du tout l’Eglise.
Comment cela se passe ? Nous proposons, à chaque soirée, un moment convivial autour d’un dessert, des témoignages, présentation du sujet de la soirée, échanges, initiation à la prière.
Dates : lundis 27/04, 4, 11 et 18/05, de 20h à 21h, à la Maison Paroissiale St. François (7, rue de la 1ère armée à Anse). Inscription conseillée : Michel Kremer 06 31 25 62 28, [email protected] ou secrétariat 04 74 76 02 32
Tchad
Beaucoup se rappellent de notre sœur Muriel, qui a habité 2 ans aux Pothières, et qui venait souvent soutenir de sa guitare et de son chant les messes à Anse ; elle est maintenant repartie en mission en Afrique, au Tchad. Là-bas, pour répondre aux besoins de scolarisation des enfants des villages aux alentours, la communauté du Chemin Neuf, a lancé – depuis longtemps déjà – une école maternelle et primaire, regroupant 324 enfants. De familles souvent défavorisées, ces enfants ont besoin de soutien pur ne pas lâcher ; la tentation est forte en effet de les envoyer au champ plutôt qu’à l’école…
Déjà le père Elysée nous avait donné un (bref) témoignage le dimanche 11 janvier (venant de ce pays si chaud, il ne pouvait pas se séparer d’un épais pull-over et de son bonnet de laine !).
Nous voulons renouveler notre soutien à cette mission, et nous nous retrouverons pour cela jeudi 12 mars, à 19h30 tout d’abord, pour un « bol de riz », repas frugal avec participation (libre), puis à 20h30, temps de prière, réflexion et partage
S.A.C.R.E.M.E.N.T D.E.S M.A.L.A.D.E.S
Dimanche 8 février, ce sera pour toute l’Eglise, le « dimanche de la Santé ». A cette occasion sera proposé au cours de la messe le sacrement des malades [pour laquelle l’inscription est obligatoire] Pour nous y préparer, voici le témoignage d’une personne qui l’a reçu très fructueusement.
J’ai été hospitalière à Lourdes pendant 8 ans, au temps où j’accompagnais mes parents vieillissants et malades, puis en fin de vie en EHPAD.
J’ai découvert à ces occasions la joie de rendre visite à des personnes très âgées pour les distraire de leur solitude et leur apporter aussi un air d’extérieur, un lien avec le monde.
Actuellement, dans le cadre du Secours Catholique, j’accompagne une personne de 101 ans qui vit seule chez elle.
Pour moi, ce service entre dans le cadre de mon engagement Chrétien, dans le « prendre soin » de son prochain.
J’ai reçu par deux fois le sacrement de malades en tant qu’aidante.
C’est lors d’un accompagnement de malades à Lourdes que j’entends un prêtre évoquer le fait que ce sacrement ne s’adresse pas uniquement aux malades mais aussi à ceux qui prennent soin d’eux au quotidien. Je l’ai reçu alors une première fois lorsque je veillais sur mes parents.
Puis, mon époux étant atteint d’une grave maladie, je l’accompagne jusqu’à sa fin pendant 6 longues années. Une épreuve très difficile. Je demande alors une 2eme fois le sacrement des malades. Et là, alors que je me trouve face à face avec le prêtre, que je reçois l’onction, je ressens une Présence qui me prend dans ses bras et qui m’assure que je ne suis plus seule. Ce moment d’une grande émotion et la prière des personnes présentes autour de moi, m’ont soutenue et réconfortée tout au long des jours difficiles.
Ma prière quotidienne inspirée de mon dernier sacrement des malades « je ne suis plus seule, Jésus je m’abandonne à Toi, moi je fais ce que je peux avec mes limites et Toi fais le reste » a permis que je me défasse du poids immense de la culpabilité qui accable tout aidant face à un grand malade de ne pas savoir si ce qu’il fait est juste.
Le sacrement des malades est la manifestation concrète de l’amour de Dieu pour nous, et chacun peut y avoir recours autant de fois qu’il en a besoin, malade ou aidant.
Isabelle
V.Œ.U.X.
C’est la période de l’année où nous faisons des vœux. Pour dire aux gens que nous aimons, …que nous les aimons ! Pour dire des souhaits de paix, de bonheur, de santé, de prospérité… Quelques fois, ces souhaits sont un peu généraux, abstraits, évasifs… car nous ne savons pas de quoi l’avenir sera fait ! Pourvu qu’ils ne soient pas seulement des « vœux pieux » ! …Comme si la piété était un refuge pour s’abstraire de réalités trop difficiles à assumer !
Au contraire, je voudrais faire pour notre communauté paroissiale, comme pour chacun et chacune, individuellement, en famille, et tous ensemble, des vœux qui soient concrets, réels, et atteignables. Et en fait, ces vœux se rassemblent dans la vision que nous avons reçu, avec la petite équipe qui l’a travaillé, prié, médité, à partir de l’expression des chrétiens aux différentes assemblées qui ont eu lieu depuis 2020.
« Nous voulons être une communauté… » Non pas un rassemblement d’individualités dispersées, mais vraiment des personnes qui se rencontrent et partagent, en vue d’une communion qui leur est donnée.
« …accueillante à toute personne » Qui ne désire être accueilli ? Qui n’a pas éprouvé, un jour ou l’autre, un dur sentiment de solitude, parce qu’il avait l’impression de ne compter pour personne ? Et c’est ce que nous voulons éviter dans cette communauté. En sorte que chacun se sente responsable aussi d’accueillir l’autre, même celui qu’il ne connais pas, ou si peu… Il me semble que notre communauté a déjà progressé en ce domaine, mais il y a encore du chemin à faire… Dans l’assemblée paroissiale du 6 décembre dernier, nous avons joué à un petit jeu, pour savoir combien de paroissiens chacun de nous connaissait par son nom… 10 ? …20 ?? …50 ?? Oserons-nous la parole vers un inconnu, pour faire grandir l’accueil ? C’est mon vœux en ce début 2026…
« …où chacun peut goûter la joie d’une rencontre vraie avec Jésus le Christ… » Il s’agit de goûter …Mais où est la vraie joie ? – Dans une relation personnelle avec Celui qui a donné sa vie pour chacun d’entre nous. Cette découverte, elle se fait (quelque fois) d’une façon ‘foudroyante’, ou bien elle s’établi progressivement (c’est plus fréquent) pour devenir une conviction du cœur inébranlable ; mais d’une manière ou d’une autre, elle change la vie de façon décisive. Mais pour qu’elle puisse se réaliser, elle a besoin d’une communauté qui vit du Christ.
« …et grandir spirituellement dans la fraternité » Qui n’avance pas recule, dit le proverbe. Et c’est dans le partage qu’on avance. La croissance spirituelle est le fruit de ce partage en vérité avec les autres.
« …attentif au plus fragile, au plus lointain. » Nous ne pouvons pas rester juste entre nous, entre amis, ‘je reste avec ceux qui me plaisent, qui pensent comme moi, vivent comme moi’. Non. Le Christ m’appelle plus loin. La différence peut me faire peur. La fragilité me renvoie à mes propres fragilités… Mais c’est là que Jésus me donne rendez-vous. C’est là qu’il me révèlera sa tendresse infinie – bien plus que dans mes réussites et mes exploits ! C’est là qu’il me façonnera petit à petit à son image, témoin de cette tendresse pour le monde.
Pascal Desquilbet, CCN
C.R.È.C.H.E
Dans ce temps de l’avent, chacun s’active dans sa maison – surtout les enfants – à construire la crèche. De la plus simple à la plus sophistiquée, on aime décorer un coin du salon de cette représentation de la nativité de notre Seigneur Jésus Christ.
Or, nous avons vécu le 8 décembre, en la solennité de l’Immaculée Conception, un événement peu courant : la bénédiction d’une nouvelle crèche. C’était à Charnay. Comment cela s’est-il passé ? Quelques-uns se demandaient s’il ne serait pas bon de renouveler celle qui était utilisée depuis déjà une trentaine d’années. Et puis… Ecoutons l’un des paroissiens, Clément Benoit (dont l’engagement fut décisif – merci à lui) en raconter l’histoire :
« Au départ, une idée avec des balbutiements. Puis une ‘’petite’’ équipe s’est créée pour travailler autour de ce désir. Il y a un an environ, ne nous le cachons pas, nous avions quelques doutes sur la faisabilité.
« Une personne en a parlé à une autre personne puis à 2 ou 3 on se tourne chacun vers quelqu'un et ainsi au fil des mois de petits temps d'échange ont eu lieu, nécessaires vu les différences de points de vue, de goûts et de compétences des uns et des autres ! L'idée d'une souscription émerge, ainsi qu’un appel d'offre auprès d'artistes. Un ‘’courrier dans les boites aux lettres’’ des charnaysiens et une annonce sur le Panneau Pocket du village… Qui aurait cru que ce désir de quelques-uns pourrait autant mobiliser, et comme nous l'espérions, fédérer... ?!
« Puis Sylvie Neyra (de la paroisse !) est retenue comme l’artiste qui concrétisera notre désir commun. Le cahier des charges lui est présenté, et Sylvie s'est mise au travail.
« La souscription a réuni jusque-là plus d’une cinquantaine de familles du village de Charnay [au final, en fait : 59 familles !]. Ce ne sont pas moins de 15 personnages qui composent cette crèche. »
Pascal Desquilbet, CCN
La bénédiction a donc eu lieu lundi dernier 8 décembre. En voici la prière :
Nous te bénissons, Dieu notre Père, toi, l’Au-delà de tout, car tu nous as envoyé ton Fils unique, lui qui est né de Toi de toute éternité, avant la création du monde.
Tu nous l’as envoyé par Marie, en qui il a pris chair, elle qui nous l’a donné dans la nuit de Noël, dans une pauvre crèche, avec pour seul soutien son époux saint Joseph, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Les bergers et leurs moutons nous disent l’émerveillement des pauvres. Ils sont une image du Bon Berger qui s’émerveille, prend soin de ses brebis, les connait par leur nom, et les guide aux vrais sources de la vie.
L’âne et le bœuf, qui savent reconnaitre la crèche de leur maitre, comme dit le prophète Isaïe (Is 1, 3), sont là pour nous appeler à te reconnaître, toi, le petit Jésus, comme notre vrai maître et Seigneur.
Les Mages venus d’Orient manifestent que tu n’es pas venu seulement pour ton peuple Israël, mais pour toutes les nations. Leurs présents disent aussi ta véritable identité : l’or pour le Roi des rois, l’encens pour le Dieu véritable fait humain, et la myrrhe pour celui qui, enseveli après sa passion, sera vainqueur de la mort pour toujours.
Père, Bénis donc, nous t’en prions, cette crèche, et tous ses personnages.
Bénis ceux qui l’ont désirée et commandée, tous ceux qui ont participé à sa réalisation. Béni celle qui l’a produite de son art et de sa prière.
Bénis ce village de Charnay et toute cette paroisse Saint Cyprien dans tous ses villages.
Bénis tous ceux qui viendront contempler cette crèche, se recueillir devant elle, d’où qu’ils viennent. Et donne à tous tes fidèles d’être renouvelés dans l’Esprit Saint par la méditation du mystère de la nativité du Seigneur, lui qui vit et règne avec Toi et le Saint Esprit, Dieu pour les siècles des siècles !
I.N.S.P.I.R.A.N.T. - A.U.D.A.C.E. - R.I.C.H.E.S.S.E
La mission, c’est quoi ?
Le Pape François avait appelé tous les chrétiens à être des disciples missionnaires.
Que veut dire disciple ? C’est quelqu'un qui fait le choix de vivre sa vie avec le Christ : prier, lire la Bible, écouter les signes de Dieu dans son quotidien, vivre les sacrements, grandir dans la foi, appliquer le message de l’Évangile dans sa vie. Comme c’était le cas des disciples qui suivaient Jésus de son vivant.
Qui est donc un disciple missionnaire ? C'est celui qui, en plus de son attitude de disciple, choisit de ne pas garder sa foi que pour lui mais de la partager à d’autres personnes. C’est la plénitude du rôle d’un chrétien dans le monde. C’est donc cela la Mission : témoigner de ce que Dieu à fait dans notre vie, faire rayonner la Bonne Nouvelle, afin que d’autres personnes découvrent le bonheur de la foi chrétienne.
Le Congrès Mission, c’est quoi ?
Ce sont des milliers de chrétiens rassemblés pour prier et louer le Seigneur, pour découvrir et approfondir ce qu’est notre mission de chrétiens et surtout pour se laisser transformer pour être missionnaire. A travers des témoignages de gens ordinaires qui ont choisi de mettre le Christ au centre de leur vie; à travers des partages sur ce que nous faisons dans nos paroisses et pour nous laisser inspirer par la richesse de ce que font déjà d’autres paroisses, à travers des temps de louange et de prière, le congrès mission est un appel à être audacieux, à demander au Seigneur transformer nos cœurs et de nous envoyer en mission transformer le monde.
Et alors… que faisons-nous après et maintenant ?
Après le congrès mission que nous avons vécu, et cette journée tellement inspirante et ressourçante, il est essentiel de mettre en pratique les valeurs que nous avons partagées. Instaurons (ou continuons à instaurer) une culture de confiance : “Ayez confiance en Dieu pour faire le 1er pas, il sera présent pour tous les autres d’après”, une culture de SIMPLICITÉ, et une culture du ENSEMBLE car la mission se vît tous ensemble.
Commençons par des gestes simples :
- prions les uns pour les autres (lors de la messe, regarder son voisin et lui proposer de prier pour lui)
- apprenons à prier ensemble et rendons gloire à notre Seigneur
- allez voir une personne que l’on ne connaît pas à la sortie de la messe
- encouragez nos enfants à inviter leurs copains de l’école à venir à la messe
- partagez sur les réseaux sociaux pour être un lieu ouvert sur l’extérieur : Dieu parle par plein de canaux différents
- pour les habitués à la messe : changez de place à chaque messe, allez à la rencontre de nouvelles personnes afin qu’elles se sentent accueillies
- faire preuve de créativité et se laisser porter par l’Esprit Saint qui est généreux : Dieu nous appelle à oser, créer
- organiser des frat de la Parole avec des apéros, des repas partagés…
- etc…. la liste peut être longue
Les fruits missionnaires seront : une paroisse agréable, dynamique, un espace pour TOUS, convivial et moins codifié, vivre une messe où l’on se sent bien et à sa place, sans freins, sans peur d’être jugé.
Nous sommes TOUS missionnaires : VIVONS et AGISSONS ENSEMBLE.
Ewa Touneji, Sophie Dubourg et Pascale Marjollet
F.R.A.T.E.R.N.I.T.E
Il y a un an (déjà), notre archevêque publiait sa lettre pastorale, intitulée « Les Fraternités Missionnaires ». Ce samedi 4 octobre, nous avons donc choisi, avec l’EAP, de suivre ce thème pour la rencontre des serviteurs de la paroisse. Une belle après-midi, ou nous nous sommes retrouvés 32 personnes (un nombre équivalent s’était excusé)
Nous avons visionné une vidéo sur l’Ubuntu *: cette culture de l’Afrique australe, qui a soutenu Nelson Mandela dans son combat pour la fraternité entre les noirs et les blancs, dans ce pays où a sévi pendant plus de 40 ans le terrible régime de ségrégation de l’apartheid. Lui-même, Mandela, bien qu’élevé dans cette culture, avait pris le parti de la lutte violente contre le régime répressif des blancs. Mais au cours de son incarcération – pas moins de 27 longues années – il a vécu une transformation, une conversion, grâce à cette culture de l’ubuntu, grâce aussi à sa foi chrétienne (venant de l’Eglise Méthodiste). Cette culture l’a conduit à rejeter la violence, pour militer de façon non-violente, pour faire de l’adversaire un partenaire. Pour un combat gagnant-gagnant.
Le principe de l’ubuntu peut se décliner ainsi : « je suis, parce que j’appartiens ». Je n’existe comme être humain, que parce que j’appartiens à un groupe, une communauté, une humanité. Je ne deviens humain qu’à travers les autres humains. Ainsi Mandela a-t-il pu conduire son pays à une réconciliation, et former la « Nation Arc-en-ciel », ou noirs et blancs ont les mêmes droits.
Cette vidéo comporte des moments très forts, notamment d’un pardon donné par des femmes dont les enfants ont été massacrés, à leur meurtriers… Et elle nous a conduit à réfléchir et partager sur la fraternité que nous sommes appelés à vivre dans la communauté paroissiale. En consonance avec la parole de Dieu, dans la lettre de St Paul aux Corinthiens (Ch. 12) : « 12 Prenons une comparaison : le corps est un, et pourtant il a plusieurs membres ; mais tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps : il en est de même du Christ. […] 21 L'œil ne peut pas dire à la main : « Je n'ai pas besoin de toi », ni la tête dire aux pieds : « Je n'ai pas besoin de vous. » […] 26 Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est glorifié, tous les membres partagent sa joie. 27 Or vous êtes le corps de Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. »
Oui, nous sommes bien membres les uns des autres, et il y a un réel bonheur à partager ensemble, nos joies, nos difficultés, notre foi, nos doutes, nos combats, nos découragements, nos victoires… Mais nous sommes trop souvent marqués par une culture et même une éducation très individualiste, où il est presque inconvenant de parler de soi d’une façon vraiment personnelle.
Et c’est pourtant là, non seulement qu’on grandit spirituellement, mais qu’on apprend à mettre des mots sur notre vie de foi, et ainsi la partager, sans prosélytisme, mais dans la vérité de notre humanité, qui peut toucher les cœurs, les conduire à rencontrer le Christ vivant.
C’est bien ce à quoi nous appelle la VISION de notre paroisse: Nous voulons être une communauté accueillante à toute personne, où chacun peut goûter la joie d’une rencontre vraie avec Jésus le Christ, et grandir spirituellement dans la fraternité, attentif au plus fragile, au plus lointain.
Nous nous retrouverons tous, en assemblée paroissiale, pour recevoir vraiment cette vision et ce qu’elle implique pour chacun de nous et tous ensemble, le samedi 6 décembre dans l’après-midi. (merci de retenir déjà la date).
Pascal Desquilbet CCN
* Pour ceux qui voudraient visionner cet vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=rGkBdiaCfsQ
CROIX GLORIEUSE
Frères et sœurs, nous sommes appelés à tourner notre regard vers l’instrument sur lequel le Christ a souffert et a rendu son dernier souffle, afin d’offrir à tous les hommes le salut. La croix nous enseigne que nous sommes aimés de Dieu. Elle est la vérité la plus actuelle de notre existence : des hommes et des femmes pêcheurs et souffrants, mais accueilli par l’amour invincible de Dieu. « (…) Au milieu de nous se trouve Celui qui nous a aimés jusqu'à donner sa vie pour nous, Celui qui invite tout être humain à s’approcher de lui avec confiance », affirmait le pape Benoît XVI.
Nous pouvons, à travers cette méditation, porter notre regard vers la croix. Arrêtons-nous sur deux aspects de celle-ci : La Croix symbolise d’une part, notre guérison et notre rédemption, et d’autre part, elle est un paradigme de la relation et de l’accueil.
La Croix manifeste l’amour infini et miséricorde de Dieu : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. » Jean 3, 14-15
La Croix est un évangile de grâce. La Croix récapitule l’histoire de l’humanité, une histoire belle mais blessée par le péché et les haines de toutes sortes. Cette histoire nous est raconté à travers un évènement fondateur dans l’histoire d’Israël : le serpent d’airain. L’apôtre Jean évoque l’épisode de la sortie d’Egypte où les fils d’Israël ont récriminé contre Dieu. Ayant gravement péché, ils ont été frappés par la morsure des serpents. Dieu commanda alors à Moïse de fabriquer un serpent de bronze et de le dresser au sommet d’un mât : si quelqu’un était mordu par les serpents, en regardant le serpent de bronze, il était guéri.
La Croix est un étendard dressé pour nous guider, un phare qui éclaire nos obscurités. Regarder la Croix nous donne la force pour continuer à avancer au cœur des tempêtes de notre existence. Si notre histoire, comme une mer agitée se déchaîne, nous savons que nous avons un soutien en Dieu. Nous ne sommes pas seul car Notre Seigneur Jésus Christ a déjà fait la traversé, ainsi sa grâce nous ouvre le chemin. Je peux entendre cette parole d’espérance : « Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom » Philippiens 2, 8-9
Le message de la Croix s’adresse à moi personnellement. Le Seigneur me dit : « Je vois ta fragilité, je connais tes moments d’égarements, je partage ta tristesse et tes colères. Je suis mort et ressuscité pour toi, pour que tu ais la vie et que tu l’ais en abondance ».
La Croix, une symbolique de la relation et de l’accueil : Le pape Benoît XVI s’exprimait en ces termes à propos du Christ : « C’est Lui qui nous rendra libres pour aimer comme il nous aime et pour construire un monde réconcilié. Car, sur cette Croix, Jésus a pris sur lui le poids de toutes les souffrances et des injustices de notre humanité. Il a porté les humiliations et les discriminations, les tortures subies en de nombreuses régions du monde par tant de nos frères et de nos sœurs par amour du Christ ».
La Croix exprime une relation verticale. Elle est dressée depuis la terre vers le ciel pour nous unir au Père. C’est en quelque sorte le chemin qui conduit vers le cœur miséricordieux. La Croix exprime notre désir intime de Dieu, notre quête de celui que notre cœur cherche. De même, la Croix révèle l’amour de Dieu pour nous. La Croix exprime aussi une relation horizontale. Elle nous invite à accueillir la richesse de nos différences. Le bois horizontal de la Croix met en lumière nos relations blessées mais réconciliées par le Christ. Les bras ouverts du Christ nous invitent à nous aimer les uns les autres comme il nous a aimé. La Croix c’est la Trinité qui dresse une tente de bonheur et de rencontres.
P. Thomas Darret, ccn
Je suis heureux du travail de l’équipe Vision, qui a été au bout de son ouvrage en ce printemps, après presque 2 années... Il s’agissait de chercher – dans la prière, le partage, les lectures, les visites, une enquête de proximité – la « vision », la vocation de notre paroisse, en tant que communauté appelée par le Christ, dans le contexte où nous sommes, pour les années à venir. Et voilà la phrase que nous avons voulu retenir :
Nous voulons être une communauté accueillante à toute personne
où chacun peut goûter la joie d’une rencontre vraie avec Jésus le Christ
et grandir spirituellement dans la fraternité,
attentif au plus fragile, au plus lointain.
C’est peu, et c’est beaucoup. Peu, parce que ça parait presque évident… Il suffit de lire l’Evangile ! Mais c’est beaucoup, car cela nous tire en avant. Le but de la vision est justement de susciter passion et force dans le cœur des fidèles, pour unifier les efforts, dans la diversité de nos appels, de nos charismes… Certains ont dit : « Mais c’est déjà ce qu’est notre paroisse. » J’aimerais que ce soit vrai. Ça l’est un peu, soit, et tant mieux. Mais il y a encore bien du chemin à faire…
Dans le souffle de cette belle Pentecôte que nous avons vécu le week-end dernier, je voudrais relire les événements importants, que nous avons vécu au long de cette année. J’ai bien apprécié la collaboration avec l’EAP, avec son fonctionnement à 2 niveaux : noyau hebdomadaire / plénière mensuel, qui permet à chacun de s’engager à sa mesure ; merci à tous ses membres.
La journée de rentrée paroissiale (le 22 septembre), et celle de rentrée des serviteurs de la paroisse trois semaines plus tard ont bien lancé l’année. Le parcours Alpha, suivi par 5 personnes (seulement), mais qui a été très important pour elles [« joie d’une rencontre vraie avec Jésus »]. Puis à sa suite, le parcours En chemin vers l’Essentiel, avec 9 participants. J’ai été heureux de voir ainsi au total 6 fraternités se mettre en place, où des chrétiens partagent et se forment comme disciples, ainsi que le groupes jeunes couples [« grandir spirituellement dans la fraternité »] …
L’investissement des catéchistes et des animateurs d’aumônerie suscite une belle dynamique au niveau des enfants et des jeunes, visible notamment aux messes des familles, qui sont appréciées de beaucoup [« communauté accueillante »], en particulier de personnes qui viennent rarement à l’église [« attentif au plus lointain »] ; et à la journée KT aux Pothières. L’équipe de préparation au mariage a bien renouvelé son fonctionnement, qui est très apprécié des futurs mariés. Une communauté Foi & Lumière est née, pour des personnes en situation de handicap et leur famille [« attentif au plus fragile »] c’est pour moi une grande joie. Sans parler de ceux qui sont engagés personnellement dans divers services ou associations (Secours Catholique ou autre…).
Nous avons pu rencontrer – Patricia Laus (de l’EAP) et moi-même – presque tous les villages de la paroisse, pour y stimuler la vie fraternelle et les services. Les soirées de la Réconciliation, avant Noël, et pendant le carême, ont été des moments forts de vie spirituelle, spécialement pour les couples en préparation de mariage. C’est aussi le pèlerinage à Paray-le-Monial, qui a concrétisé la démarche jubilaire, comme la soirée de Carême avec l’intervention du père Emmanuel Payen [« grandir spirituellement »].
La mise en place systématique des entretiens personnels pour tous les serviteurs qui en ont exprimé le désir avec un binôme de l’EAP, est pour moi une grande avancée. (au moins 35 entretiens). La journée femmes, et la Saint Valentin autrement ont connu un bel enthousiasme.
Cette énumération peut sembler fastidieuse (et j’ai peur d’en avoir oublié... !) mais elle montre le chemin sur lequel nous sommes, où commence à se réaliser cette VISION que nous avons discerné. Il y a encore bien du travail pour l’accomplir vraiment. Nous en reparlerons, …dès la rentrée. Bonnes vacances à chacun !
Pascal Desquilbet, CCN.
C.Œ.U.R
A l’heure où j’écrivais ces lignes, toute l’Eglise priait pour le pasteur que le Saint Esprit montrerait aux cardinaux qui allait entrer en conclave à Rome – Le voici maintenant nommé, et nous accueillons avec gratitude le pape Léon XIV… Quelle joie ! Ce dimanche 11 mai, le 4ème du temps de Pâques, est justement celui du Bon Pasteur, et voici le pasteur qui nous est donné. Merci Seigneur ! Jésus, lui, le berger des bergers, déclare : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. »
Dimanche dernier, c’était le temps des pèlerinages : 200 diocésains était à Rome – dont 7 de la paroisse – avec notre archevêque. Et nous étions un bon groupe de la paroisse – presque 70 – à nous rendre à Paray-le-Monial, pour vivre une démarche jubilaire. Nous y avons reçu fortement ce message de Jésus à toute l’Eglise, transmis par sainte Marguerite-Marie : « Voici ce cœur qui a tant aimé le monde. »
Nous bénissons le Seigneur pour le défunt pape François, et nous voulons continuer de porter son héritage et les vives interpellations qu’il nous a adressées.
Et puis, loin des analyses mondaines de nombreux médias, nous voulons accueillir le pape Léon XIV comme l’envoyé du Seigneur, Pasteur selon Son cœur.
Tout cela est bien une affaire de cœur, comme le rappelait François dans sa dernière encyclique Dilexit Nos : Il nous a aimé. …Avons-nous du cœur ? Il nous faut un cœur pour écouter la voix du Bon Berger. Non seulement un cœur affectif pour aimer ceux qui nous aiment (ce qui est très bien et très nécessaire), mais aussi un cœur profond pour aimer du même amour que le Bon Berger, « si passionné d’amour pour les hommes », pour communiquer le feu qui habite la fournaise de son cœur. Nous laisserons-nous enflammer, à l’image de Marguerite-Marie Alacoque, pour enflammer le monde ?
Mais où en trouver la force ? …Nous cheminons dans ce temps de Pâques vers la Pentecôte, et c’est bien ce feu divin qui est venu sur les apôtres le 50ème jour après Pâques, qui les a conduits « vers toutes les nations », pour être ses témoins « jusqu’aux extrémités du monde. » Nous voulons nous aussi accueillir ce feu divin en cette fête de Pentecôte, qui sera célébrée spécialement le samedi 7 juin, dans l’après-midi d’abord, au domaine des Pothières par une « kermesse de l’Esprit saint » (pour les petits et les grands), puis le soir à l’église d’Anse, par une veillée de louange, de témoignages, et diverses démarches pour recevoir plus profondément l’Esprit Saint dans nos cœurs. Ceux qui veulent sont invités à préparer cet événement par 3 rencontres au cours de ce temps pascal (voir précisions au verso).
Que le feu du cœur de Jésus, le feu du Saint Esprit, vienne nous bruler le cœur, pour enflammer le monde.
P. Pascal Desquilbet, CCN.
E.S.P.E.R.A.N.C.E.
L’année jubilaire que nous vivons a été placée sous le signe de l’Espérance. Notre Paroisse a eu le plaisir d’accueillir le Père Emmanuel Payen lors de la «
soirée de Carême » le vendredi 14 mars, qui a donné une conférence intitulée « Pèlerins d’Espérance, nos dettes sont remises ». En voici une synthèse.
Dans une société marquée par la recherche de résultats immédiats, l’Espérance s’inscrit dans un temps plus long, nous rapprochant de Dieu, et nous invite à lâcher prise
pour mettre notre confiance dans le Seigneur.
Quelles sont les « dettes » que nous avons à remettre ? Autrement dit : A qui avons-nous à pardonner ? Dans le premier Testament, la Parole de Dieu dit : « Au bout de
sept ans, tu feras la remise des dettes. Tout possesseur d’une créance fera remise à son prochain de ce qu’il lui aura prêté ; il n’exercera pas de poursuite contre son prochain ou son frère,
puisqu’on aura proclamé la remise des dettes en l’honneur du Seigneur.» Dt 15,1-2.
Le Seigneur nous invite à la remise des dettes, comme Il a remis nos dettes en rachetant nos péchés. Nous sommes aussi invités à demander pardon pour nos péchés, en
vivant le sacrement de Réconciliation. Ce sacrement est « une remise à neuf » qui nous permet de vivre « l’expérience du cœur de Dieu qui rejoint notre propre cœur ».
Ainsi, le Seigneur nous pardonne pour que nous pardonnions aux autres. Demandons la grâce de voir notre péché pour pouvoir le confesser et être libérés, pardonnés, et
vivre la plénitude de la joie !
Il est facile de se laisser décourager par les tragédies qui émaillent nos sociétés. Les médias relayent allègrement les mauvaises nouvelles si bien que nous pouvons être
tenté de nous décourager. Dans cet environnement « plombant », et face aux difficultés que nous rencontrons chacun, sachons voir l’œuvre de Dieu qui nous entoure et qui agit dans nos vies.
N’est-ce pas dans la nuit que brille la lumière de l’Espérance ?
Alors, en ce jour où nous lisons cet édito, arrêtons-nous quelques minutes, et listons chacun 3 choses dans notre environnement qui nous poussent à être dans la joie et
remplis d’Espérance !
(Re)-mettons-nous en route et soyons, en cette année 2025, des témoins d’Espérance avec ceux qui nous entourent, soyons pèlerins d’Espérance !
Le Pape François termine son exhortation à vivre le Jubilé de l’Espérance de l’année 2025 par ces mots : “Puisse la force de l’Espérance remplir notre présent, dans
l’attente confiante du retour du Seigneur Jésus Christ, à qui reviennent la louange et la gloire, maintenant et pour les siècles à venir”.
Hubert Vincent, (membre de l’Equipe Animation Pastorale)
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"Nous annonçons le Christ Jésus qui est présent et agissant dans nos vies".
Mgr de Germay,
Lettre pastorale "Cap sur la mission", 2021
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